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Up one levelMa toute première contribution
Juste histoire de dire que le blog n'est pas vide.
Bah oui, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, c'est la mode du blog (contraction de "web log"), donc il était temps que ce site s'y mette à son tour. Je ne sais pas encore exactement ce que je vais y mettre, mais il me sert en tout cas à noter toutes les idées (informatiques pour le moment) qui me trottent dans la tête. Cela risque de n'intéresser que moi, mais disons que l'écriture permet de structurer les idées...
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Google IG versus NetVibes
Jérôme m'a parlé hier de NetVibes et je dois bien avouer que j'en entends parler pour la première fois. Il me dit "tu vas voir, c'est un super aggrégateur de flux RSS, photos, e-mail...". Et il a raison. Je me rends donc sur le site et je crée en un coup de click un compte, et je commence à personnaliser la page. Et là, je découvre que ça ressemble méchamment à Google IG !
Création d'un compte nécessaire dans les deux cas
Pour utiliser ces deux solutions, il vous faudra de toute façon créer un compte. Cela dit, ce n'est pas bien méchant. A noter tout de même que lorsque l'on crée un compte sous Google, ce compte peut reservir pour tous les autres services Google, et il y en a !
Léger avantage sur del.icio.us ?
Si comme moi, vous disposez d'un compte del.icio.us, l'intégration de vos favoris est plus rapide et naturelle, puisqu'un plug-in est fourni d'entrée de jeux. Sur Google IG, il faudra passer par l'ajout d'un flux RSS sur del.icio.us.
Je rectifie, une simple recherche sur les gadgets de Google IG, et je découvre qu'il en existe pléthore (au moins une dizaine) permettant d'intégrer ce portail de favoris !
Onglets multiples à tous les étages
Quelle que soit la solution, c'est merveilleux, on peut créer des onglets (tabs) multiples. Cela permet de ne pas afficher d'un seul coup tout une somme de portlets (c'est comme cela que j'appelle les éléments que l'on peut ajouter à une page). Le glisser-déposer fonctionne dans les deux cas à merveille, lorsqu'il s'agit de déplacer un portlet d'un onglet à l'autre.
A noter tout de même que le multi-tabbing de Google IG ne fonctionne pas sous Internet Explorer, mais sous Firefox.
Programmation de gadgets et modules
Ces deux outils permettent à des programmeurs en herbe de créer des boîtes additionnelles. La description de ces boîtes se fait au travers du "langage" XML :
- chez Google IG, on parle de "widget", et la technologie sous-jacente est le langage javascript,
- chet NetVibes, on parle de "module", et la technologie utilisée est le langage PHP plus javascript.
Intégration depuis ce site
Je me suis dernièrement amusé à créer une extension à la fois pour Google IG et NetVibes. Ce module permet de visualiser une photo du site àléatoire. En savoir plus ...
Photo aléatoire dans la page d'accueil Google ou sur NetVibes
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Victime de piratage
Je viens d'être victime de petits malins, qui n'ont rien d'autre à faire de leur temps, que de jouer les apprentis pirates en manque de "War Games". En effet, ces derniers se sont infiltrés sur la machine qui héberge ce site (machine dédiée louée à l'année), et ont remplacé tout plein de programmes de base de la machine (ceux qui permettent par exemple de copier ou déplacer un fichier) par d'autres qui sont très méchants, et qui scrutent le réseau à la recherche de mots de passe et compagnie : en langage informateux, on appelle ça un rootkit. Et comme il s'agissait de mauvais, ils ont réussi à rendre la machine inopérationnelle.
Du coup, ce site a été indisponible depuis jeudi soir à dimanche matin. J'ai dû refaire l'installation complète de la machine, ce qui m'a bien pourri mon samedi. Cette réinstallation aura au moins eu le mérite de m'obliger à noter l'intégralité des actions à prendre pour repartir d'une machine vierge.
Je vais devoir faire davantage attention à la sécurité de cette machine, et mettre en place des procédures de sauvegarde plus rapprochées. La sécurité sur Internet n'est pas un vain mot.
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De l'intérêt d'avoir toujours sur soi une carte de visite
Ce n'est pourtant pas compliqué. Et ça m'aurait peut-être permis de rencontrer des gens chez Google. "Damned!".
Et pourtant, j'avais été mis en garde lors de la dernière conférence sur le "NetWorking" animée par Hervé Bommelaer : il faut toujours disposer d'une carte de visite si l'on veut pouvoir activer certains contacts.
Et bien, depuis maintenant bientôt quatre ans que je me suis mis à mon compte, je n'ai toujours pas de carte de visite. Et ça n'a pas manqué. J'étais hier dans le train pour un trajet de trois heures. En face de moi un sympathique Américain, qui semblait en mal de conversation. Moi, les yeux rivés sur ma bécane, parce que je voulais avancer sur ma dernière présentation. Un quart d'heure avant d'arriver, je finis par engager la conversation avec le bonhomme et j'apprends qu'il est commercial chez Google ! Moi, le consommateur inconditionnel des services de cette boîte, je suis assis en face d'un type qui est en train de parcourir l'Europe pour représenter Google !
La discussion est très animée car je lui confie tout ce que je pense de Google (plutôt du bien), je lui confie que cette société représente plus qu'une entité juridique, mais plus un courant. Patati, patata, le train arrive en gare, et là, je n'ai même pas une carte de visite à lui glisser. Il me dit en revoir en me disant qu'il a été très content d'avoir cette discussion (en même temps, il est Américain, et chez ces gens-là, ça se fait), et je le quitte bêtement, sans même avoir eu l'idée de lui transférer depuis mon pilote de paume mon contact. Quel crétin je fais :
Si c'est pas malheureux ça. Moralité : oui il faut toujours avoir une carte de visite sur soi. Ce coup-ci, c'est décidé : ce week-end, j'en dessine une, le week-end prochain, je rends visite à l'imprimeur.
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Re:De l'intérêt d'avoir toujours sur soi une carte de visite
Tu aurais pu penser à connecter ton palm magique.... La prochaine fois, ce sera netvibes!!!
Chaque année passée est plus courte que la précédente !
Où, pourquoi je milite pour les années logarithmiques
Mais comment ça mon bon Monsieur : "les années se suivent, et elles sont bien toutes approximativement composées de 365 jours !". Oui, si l'on s'en réfère au calendrier.
Mais songez-y : vous souvenez-vous, étant gamin, avoir admiré l'insolente régularité de la trotteuse de votre montre à aiguilles ? Cela m'arrivait étant gamin. A ce moment, je trouvais que sa course lente. Aujourd'hui, lorsque je reproduis l'expérience, je trouve que le rythme de la trotteuse est nettement plus soutenu.
Non, je ne suis pas en train de raconter que je suppose que le temps se soit accéléré entre temps, mais plutôt que tout le monde bénéficie de l'appréhension du "temps psychologique". Lorsque, étant petit, on vous disait qu'il fallait encore attendre une heure, cela vous paraissait une éternité; alors qu'aujourd'hui (pour la majorité des lecteurs), cela vous semble un moment beaucoup plus court.
Venons en au fait
Cette petite note, afin de vous faire partager - si ce n'est déjà fait - une petite pensée concernant notre appréhension en tant qu'être vivants de l'écoulement du temps. Dans l'hypothèse un peu saugrenue que l'écoulement du temps se fait de manière régulière au fur et à mesure que ce dernier "avance" (que le temps est une fonction absolue de la notion de rythme d'écoulement des événements, qu'il n'en existe aucune dérivée), et bien le rapport entre une durée mesurable bien connue comme "une heure" et la durée de votre existence ne fait que diminuer au fil du temps qui passe.
"Passer de l'âge de 16 ans à l'age de 32 ans, c'est comme de passer de 32 à 64 ans : c'est la même impression temporelle".
C'est mathématique ! Et c'est bien ça qui me fait peur, car ce que les maths font, il est rare qu'elles le défassent. Chez l'être vivant, j'imagine que le mécanisme de perception de l'écoulement du temps ne change pas, ainsi qu'il raisonne tout le temps en terme de rapport entre la durée d'un moment et la durée de la vie déjà écoulé. C'est pour cela qu'un moment du durée assez universelle comme une heure ne nous semble pas durer également d'un instant de votre vie à l'autre.
Alors, que faire contre le temps psychologique ?
Et ben, en fait pas grand chose, d'après moi. Il ne reste plus qu'à se poser des questions au sujet de l'écoulement du temps : est-ce que l'écoulement du temps que nous connaissons, ne serait-il pas lui-même régi par les règles d'un temps autre, que l'on pourrait appeler "méta-temps" ? Par conséquent, on pourrait très bien imaginer que notre temps puisse s'écouler de manière non régulière.
On peut bien jouer de ce raisonnement à l'infini, et penser qu'il existe un supra-méta-temps au méta-temps, et ainsi de suite. Il existe peut-être plusieurs dimensions de temps (voire une infinité). Pouvons-nous déterminer dans laquelle nous nous trouvons ? Vivons-nous dans la même dimension de temps d'un humain à l'autre ? D'un être vivant à l'autre ? Qui sait ?
Je m'égare du sujet principal. Je n'ai pas de remède à vous proposer contre la perception du temps psychologique. Pour savoir combien de temps cela prends pour fêter ses 64 balais lorsque l'on a 32 ans, il suffit de se rappeler le temps qu'il a fallu pour passer de 16 à 32 ans ! Oui, c'est vrai, c'est un peu déprimant.
Ceux qui ont porté des montres à aiguille me comprendront. J'enfonce bien évidemment des portes ouvertes. Mais bon, on n'y songe pas assez...
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Vision de code malveillant
Ou, comment attaquer le système électronique d'information mondial.
Il me vient une idée simple : et si un pirate du web réussissait à s'introduire sur le système d'information des grands moteurs de recherche comme Google, Yahoo ? Et que cette personne arrivait à atteindre le service interne de référencement des pages, et faisait en sorte que, quelle que soit la recherche que vous faites sur le moteur de recherche, un lien vers une page de son choix apparaissait en premier dans le résultat, voire pire, que tous les liens proposés soient remplacés par ceux de son choix ?
N'aurait-on pas là un code malveillant d'un nouveau type ? En effet, il ne s'agit pas à proprement parler d'un virus, car ce dernier ne se reproduit pas. Il s'agit certainement d'un nouveau type dans la catégorie des codes malveillants, comme les bombes logiques, les chevaux de Troie, les virus, les vers.
Je pense que ce type d'attaque aura certainement lieu, étant donné que les moteurs de recherche sont désormais les portes d'entrée du web, et que l'occasion est trop belle pour ne pas être tentée, et peut-être une fois réussie. Et j'imagine que les firmes qui produisent ces formidables moteurs y ont certainement déjà pensé, et qu'elles dépensent pas mal d'énergie à rendre le coeur de leur système inattaquable. Quand-même, il y a de fortes chances qu'un groupe y parvienne. Si c'est le cas, ce serait peut-être le code malveillant qui ferait le plus parlé de lui depuis l'invention du premier code malveillant, non ?
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L'informatique, c'est comme la médecine !
Ou pourquoi le docte omniscient a progressivement disparu
"T'es dans l'informatique ? Ah tiens, sur mon PC, j'ai un problème avec le wifi : c'est super lent, et parfois j'ai l'impression de perdre ma connexion. Tu pourrais me passer un coup de main, s'il-te-plaît ?". Voilà typiquement le genre de phrase que j'entends régulièrement. Et pourtant, si vous avez un problème de vue, iriez-vous consulter un podologue ?
Où veux-je en venir ? Je voudrais mettre en valeur le fait que l'informatique est devenu une discipline très vaste, comme la médecine, et que par conséquent, il y a de nombreuses spécialités, et que le spécialiste d'un domaine de l'informatique n'y connaît peut-être pas grand chose dans une autre discipline : l'informaticien omniscient n'est plus ! Certes, de la même manière qu'en médecine, il existe des généralistes, mais ces derniers ne seront pas forcément à même de vous dépanner sur un sujet pointu d'une discipline.
Quelques disciplines de l'informatique
Mais au fait, quelle sont ces disciplines ? Je vais tâcher d'en dresser une liste qui permette de vous rendre compte à quel point il existe désormais des disciplines variées. Et encore, je ne vous parle que de celles que je connais :
- base de données et stockage : l'enjeu est de rendre accessibles et de manière rapide, sécurisées les données des applications,
- réseau : il s'agit de travailler au niveau de la manière de faire transiter de l'information d'une machine à une autre,
- interfaces graphiques : la mise en place d'une série de fenêtres, de contrôles visuels grâce auxquelles l'utilisateur pourra utiliser une application. Il existe des applications graphiques dites "lourdes" (il vous faut un programme localement pour l'utiliser, comme Microsoft Word) et "légères" (seul un navigateur Internet comme Internet Explorer ou Firefox est requis pour l'utiliser); même ici, on peut considérer qu'il s'agit de deux mondes différents. Et puis, il y a même ceux qui conçoivent le programme qui permet de créer des interfaces graphiques,
- temps-réel : l'enjeu est de faire en sorte que le programme que vous exécutez soit tout à fait contrôlable en terme de priorité entre les différents algorithmes qui s'exécutent en parallèle dans un microprocesseur (on les appelle "thread"),
- hardware : que serait l'informatique s'il n'existait pas de machine ? Certains ont même déjà commencer à commercialiser l'usage de l'ordinateur quantique
- et tout ceux auxquels je ne pense pas immédiatement, et qui feraient que je vais passer ma soirée à énumérer...
De la médecine à l'informatique
Il n'y a qu'un pas que j'ose franchir allègrement ! Cette spécialisation et cette topologie me rappelle tout de même étrangement la médecine, où l'on retrouve des urologues, des gynécologues, des podologue, des dentistes, des kinésithérapeutes, des chirurgiens du cœur, des ophtalmologistes, que sais-je encore. Le parallèle est simple.
L'informatique est une discipline en évolution particulièrement rapide, qui offre son lot de découvertes chaque jour, tout comme en médecine. Si vous restez sur vos acquis d'il y a cinq ans, il y a fort à parier que l'on ne vous confiera pas beaucoup de travail. L'informaticien est donc une race de gens voués à se trouver en apprentissage en permanence, à moins d'être prêt à lâcher le fil... Une bande de damnés en quelque sorte.
En passant par le garagiste ou le réparateur de machine à laver
Plus je le vis, plus j'y pense, les informaticiens sont de véritables réparateurs de machine à laver. Vous leur demander de faire quelque chose, ou de réparer, et vous avez immédiatement droit à un : "Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Mais qui vous a fait ça ? Il faut tout refaire, ça été fait à l'envers du bon sens mon bon Monsieur !". Et lorsque arrive la facture, c'est la même surprise que devant le garagiste : la note est toujours une surprise, et bien entendu vous ne comprenez votre garagiste qu'un mot sur deux, et franchement tenir une conversation avec un mot sur deux, c'est tout de même périlleux. Tout ça a besoin de se normaliser un peu.
Aux temps du far-west de la silicone
Car on en est qu'au début. Il faut se le dire ma bonne Dame, l'informatique ne vas en rster là, ne pas pas soudainement s'arrêter : tout ce qui peut être automatisé le sera, telle est la devise de l'informaticien. Tueur de boulots peu inventifs, car il faut bien l'avouer, c'est pas bien malin une machine. Tout juste bonne à exécuter des flots d'instructions sans répits, même pas une erreur tous les 100 ou 1000 milliard de calculs.
C'est encore le far-west. Rendez-vous compte, une discipline mise en pratique de manière pratique depuis à peine plus de 60 ans, et qui compte déjà tant d'utilisateurs, tant de créateurs de programmes ! Une révolution digne de Güthenberg. Certes, elle est également peuplés de têtards informateux, tout justes pubères, même s'ils ont déjà bien dépassé la trentaine. Mais je m'égare, cette petit envolée lyrique me déplace de mon sujet.
Et les généralistes dans tout ça ?
Mais oui me direz-vous : "et les généralistes dans tout ça ?". Une petite pensée émue pour le médecin généraliste, celui que l'on consulte sans vraiment y croire. Qu'il est dur de survivre dans cette jungle des technologies ! Et pourtant, tel est son devoir : il le fait souvent avec beaucoup de maladresse, car c'est un sacerdoce que de se tenir au jus. C'est un sport périlleux de prétendre que l'on parvient à suivre toute cette effervescence tout azimut, et ce en faisant les liens. Ils sont censés être la substance gluante entre les disciplines, afin de pouvoir tirer profit de chacune dans un tout.
En général, les informaticiens aiment les appeler "architectes", parce qu'ils ne codent plus. Pardon, ils n'écrivent plus de programmes. Enfin pas tous, heureusement. C'est fou ce que les jeunes apprentis leur dévoue comme envie : on dirait que c'est le nirvana professionnelle. Un état dans lequel on ne recherche plus à ressortir. Mais attention, à y rester trop enfermé, on s'y sclérose ! N'oublions pas que l'informaticien se nourrit exclusivement de code, que c'est sa manière à lui de jouer les démiurges. On part de rien, juste d'une idée de quelque chose qui pourrait faciliter la journée, et on finit par produire quelque chose qui réagit. Et parfois, ça réagit même bien. Certes, très peu.
Un emploi à vie ?
Ah ça, les informaticiens ne risquent pas d'être au chômage ! Ils sont eux mêmes les auteurs des erreurs qu'ils corrigeront tôt ou tard. Malheureusement, on ne peut écrire un programme qui vérifie si pour tout programme celui-ci s'arrêtera un jour. Peu importe le détail : en très approximatif, on ne peut pas du coup écrire un programme qui pourra vérifier à tous les coups qu'un autre programme est fidèle à ses spécifications (c'est-à-dire en terme d'informaticien francophone "non bugué"). C'est prouvé (merci à Gödel et ses acolytes). Enfin, dommage pour qui ? Avec cette splendide démonstration d'auto-référence, les informaticiens viennent de s'inventer un métier avec emploi à vie. Je suis bien placer pour le savoir.
La prochaine fois que vous demandez un petit coup de main à un informaticien
Pensez, parfois, que vous risquez de vous retrouver dans la position de celui qui demande à un podologue comment il se fait qu'il se réveille parfois le matin avec les yeux tout secs, voire à un médecin si c'est normal que les pignons de sa bagnole raclent lorsqu'il passe la seconde...
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Le corps humain n'a pas suivi l'évolution de l'esprit
Ou comment notre physique n'a pas pu suivre notre mental
Rendez-vous compte, ces 6000 dernières années ont largement occupé l'humanité à inventer toute sortes de choses, depuis l'écriture jusqu'à la théorisation ultra poussée des sciences, en passant par l'imprimerie, le téléphone, l'Internet... Comparée à l'estimation de la date d'apparition des premiers hominidés (soit, environ 6 500 000 années en arrière, avec notre papa à tous, Toumaï), la période correspondant à cette évolution vertigineuse paraît vraiment un très court instant.
Là où je veux en venir, c'est que notre esprit d'humain, plus précisément notre technique et notre exploration de la compréhension du monde, est sans commune mesure avec les changements biologiques sur ces dernières 6000 années. L'un des derniers changements marquants de traits physiques remonte à notre bifurcation avec Néanderthal (il y a environ 50 000 ans, et considéré comme l'homme moderne). Depuis, il semble que les évolutions physiologiques soient véritablement mineures, si l'on s'en réfère par exemple à la forme du crâne, à son volume.
Vers une accélération du décalage entre le corps et l'esprit ?
Qui plus est, il semble que ces 100 dernières années marquent encore une accélération en ce qui concerne le déphasage du corps et de l'esprit. Pendant que notre corps a très peu évolué, l'esprit de l'humanité a su découvrir et expliquer tant de phénomènes, en ayant recours à des révolutions intellectuelles, avec l'avènement de la théorie de la relativité, l'introduction de la mécanique quantique, la formalisation de la logique Gödelienne, la percée de la génétique, l'introduction de l'ordinateur.
Il y a environ 4000 avant JC, il semble que l'écriture fasse ses premières apparitions en Mésopotamie. Puis, les Grecs jettent les bases de la géométrie et de l'arithmétique, théorisent avec la philosophie, peu avant JC. Il faudra attendre Gütemberg au milieu du XVeme siècle avant que l'on commence à industrialiser la production de livres. Le siècle des lumières nous apporte sont lot de découvertes sur l'électricité, et nombre de formalismes, notamment la mécanique classique de Newton.
A partir de là, les avancées de la science explosent littéralement. Sans prétendre jouer les épistémologues, on peut constater que le rythme des découvertes ne cesse de s'accélérer, certainement en grande partie grâce à la vulgarisation de la diffusion de l'information (nous vivons d'ailleurs désormais dans la société de l'information).
Et plus le temps avance, plus on a l'impression que le ratio entre le nombre de découvertes et une durée de temps fixe augmente. Un peu à la manière d'une loi de Moore, à savoir que tous les 10 ans, l'humanité double son volume de connaissance sur la compréhension de l'univers (sans considération de coût associé).
Spécialisation et échelle
Cette accélération de la connaissance, cette accélération de la compréhension du monde (et par là-même l'accélération de notre prise de conscience que l'on ne sait rien) ne s'opère bien évidemment pas sur chaque être, mais uniquement à l'échelle de l'humanité.
Elle n'est possible que par la spécialisation de l'être humain, ce qui lui permet de franchir des barrières toujours plus ardues. L'humanité a produit des individus de plus en plus spécialisés, et c'est le prix que l'on semble devoir payer pour que cette accélération puisse se poursuivre.
Reste encore quelques passeurs qui sont capables de faire la liaison entre telle et telle spécialité, mais ces derniers semblent se faire de plus en plus rares, tant l'étendue de la connaissance est vaste : les "doctes" ne sont plus.
Le sport et les limites du corps humain
Quand est-il maintenant de l'évolution de notre morphologie, de notre anatomie ? Il est patent que nous ressemblons à nos parents, grands-parents, arrière grands-parents. Nous ne pouvons constater d'évolution notable, en tout cas pas aussi notable qu'en ce qui concerne le savoir de l'humanité dans sa globalité.
Le sport est peut-être une discipline ou l'on essaye d'accélérer ces mutations physiques, mais avec des moyens artificiels. Je veux bien entendu parler du dopage, qui est l'expression du démiurge humain, qui essaye de simuler localement l'accélération de la capacité de l'humain à évoluer physiquement sous l'impulsion d'un entraînement ultra intensif.
La logique tend à penser que nous devrions devenir des êtres de plus en plus malingres et faibles, puisque nous n'avons plus besoin de nous imposer physiquement dans le milieu dans lequel nous vivons. Seul l'homme devient son propre prédateur.
Il semble que l'esprit, dégagé de la contingence, soit définitivement plus véloce que le corps.
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Salut Edouard.
est ce que sur cette machine tu peux utiliser l'equivalent d'un ghost - une image d'installation que tu peux redeployer en 30 min ?
Ca peut etre interessant dans ce genre de cas.
++
Flo
La Dedibox peut être effectivement remontée très rapidement, mais en revanche, tous les logiciels précédemment installés ne seront plus présents. J'ai répondu à la question ?